PANCREATITE AIGUE


Diagnostic
-symptôme principal : douleur épigastrique (ou péri-ombilicale) brutale, intense, imprévue, transfixiante, diffusant rapidement à tout l'abdomen avec apparition d'une défense
-nausées, vomissements, troubles du transit
-signes de choc : tachycardie, hypotension, sueurs froides
-syndrome de défaillance multiviscérale
-biologie : hyperamylasémie (> 4 x la normale) apparaissant 2 à 12 h après la douleur
-abdomen à blanc
-échographie et CT scan (avec contraste) du pancréas

Principales causes à rechercher
-alcoolisme
-calcul biliaire
-tumeur pancréatique
-obstacle oddien
-hypercalcémie
-traumatique: ex cathétérisme bilio-pancréatique
-médicaments : L-asparaginase, cyclosporine, ceftriaxone, octréotide, azathioprine, prednisone, paracétamol, furosémide,...

Principaux diagnostics différentiels
* au niveau abdominal :
- infarctus mésentérique
- ulcère perforé
- occlusion sur bride
- colique hépatique
* au niveau thoracique :
- infarctus myocardique
- embolie pulmonaire
- pleurésie
- pneumonie
- péricardite
- tassement dorsal

Critères de gravité de Ranson
à l'admission : - âge > 55 ans     à la 48e h : - calcémie < 8 mg/dl
    - leucocytose > 16.000/mm3      - ¯ Ht > 10 %
    - glycémie > 200 mg/dl      - Pa02 < 60 mmHg
    - LDH > 1,5 x N      - déficit alcalin > 4 mEq/l
    - sGOT > 6 x N      - séquestration liquidienne > 6 l

La présence de plus de 2 critères signe une pancréatite aiguë sévère.

Indications de transfert en réanimation
-choc
-encéphalopathie
-insuffisance rénale
-Pa02 < 60 mmHg
-leucocytose > 20.000/mm
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Traitement
- mise au repos digestive
- aspiration naso-gastrique en cas d'iléus paralytique
- correction de l'hypoglycémie
- correction des troubles ioniques (y compris hypocalcémie)
- antalgiques : ProdafalganR 2 g ttes les 6 à 8 h, BuscopanR 1 amp. i.v. à la demande; sinon DolantineR (péthidine ) 50 à 100 mg i.v. lent toutes les 4 à 6 h
- support nutritionnel : alimentation parentérale ou (mieux) alimentation entérale jéjunale (par sonde nasojéjunale)
- éventuellement antibiothérapie préventive (quinolone, TienamR)
- kinésithérapie respiratoire
- réanimation du choc et des complications.